L'impression giclée est la norme en matière de reproduction d'art. Le nom vient du terme français « gicler » — ce qui décrit exactement le procédé.
L'encre est projetée sur le papier sous forme de gouttelettes microscopiques, avec une résolution suffisamment élevée pour que le résultat soit indissociable d'un ton continu. Ce qui la distingue de l'impression standard, c'est la combinaison entre la qualité de l'encre et celle du papier. Les impressions giclées utilisent des encres à pigments plutôt qu'à base de colorants. Les encres pigmentaires sont plus stables — elles ne passent pas de la même manière sous l'effet de la lumière et de l'humidité. Associée à un papier d'archivage, une impression giclée bien réalisée peut durer des décennies sans altération significative des couleurs.
Le papier importe tout autant que l'encre. L'impression giclée fonctionne sur une grande variété de surfaces — papier chiffon en coton, papier d'art, toile — dont chacune modifie le rendu de l'image. Un tirage sur papier coton offre une texture et une profondeur différentes d'un tirage sur papier couché. L'un n'est pas meilleur que l'autre, mais ce ne sont pas la même chose.
La fidélité des couleurs est une autre raison pour laquelle le procédé giclée s'est imposé pour les tirages d'art. Il permet un spectre chromatique très large, ce qui signifie que le résultat imprimé reste fidèle à l'intention d'origine. Des couleurs qui s'affadiraient ou vireraient lors d'une impression offset classique conservent toute leur nuance.
C'est un procédé plus lent et plus coûteux que l'impression de masse. C'est en partie pourquoi il convient aux éditions limitées — on n'imprime pas dix mille exemplaires, on en imprime une centaine, soigneusement, sur des matériaux conçus pour durer.
Chez Studio Ninette, nos tirages sont réalisés en impression giclée. C'est la technique qui rend le plus justice au travail — les couleurs, le détail, la façon dont l'image s'inscrit sur le papier.
— Studio Ninette, designed in Belgium.
